La RDC à la tête du conseil de sécurité de l’ONU : Tshisekedi et Ndayishimiye pour un sommet crucial sur les ressources

Evariste Ndayishimiye et Félix Tshisekedi

Le président Félix Tshisekedi de la République Démocratique du Congo a récemment insisté sur l’impératif d’une action concertée et d’une défense résolue des intérêts africains sur la scène mondiale. Cette déclaration intervient alors que le continent fait face à de nombreux défis.

Lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, suite à ses discussions avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, qui est également le président en exercice de l’Union Africaine, le dirigeant congolais a mis en exergue l’importance cruciale d’une cohésion et d’une solidarité accrues entre les nations africaines pour relever les défis actuels.

C’est dans ce contexte que le président Tshisekedi a formellement invité son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye, à une réunion de haut niveau du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Cette session spéciale, que le chef d’État congolais présidera aux États-Unis en juillet 2026, marquera la présidence de la République Démocratique du Congo à la tête de cet organe clé. Le sujet central sera l’interdépendance entre les ressources naturelles, la paix, la sécurité et le développement durable. Félix Tshisekedi a souligné que l’Afrique se trouve à un moment décisif, confrontée à des enjeux complexes tels que l’insécurité, les crises humanitaires, les impacts du changement climatique, les pressions économiques mondiales et les aspirations de sa jeunesse. Il a réaffirmé la nécessité pour le continent de s’exprimer avec une voix unie, d’agir avec solidarité et de protéger fermement ses intérêts stratégiques.

La thématique de cette réunion, axée sur les liens intrinsèques entre les ressources naturelles, la paix, la sécurité et le développement durable, est jugée d’une importance capitale par le président congolais. Selon lui, elle est essentielle non seulement pour la République Démocratique du Congo, mais aussi pour toute la région des Grands Lacs et l’ensemble du continent africain. Il a exprimé sa ferme conviction que l’apport du président burundais sera déterminant pour enrichir les discussions de ce sommet.

Félix Tshisekedi a insisté sur une vision transformatrice : « Nos richesses naturelles ne doivent plus être des sources de convoitise, de prédation, d’instabilité ou de conflit. Elles doivent plutôt servir de catalyseurs pour la paix, le développement, la souveraineté économique, la transformation industrielle et une prospérité équitablement partagée. » Il s’est montré confiant que la participation d’Évariste Ndayishimiye, en tant que chef d’État du Burundi et président en exercice de l’Union Africaine, apportera une perspective précieuse à cette réflexion collective, bénéfique pour l’avenir de l’Afrique.

La République Démocratique du Congo se prépare à assumer la présidence tournante du Conseil de Sécurité des Nations Unies en juillet 2026. Cette responsabilité s’inscrit dans le cadre de la rotation mensuelle de l’organe, la RDC prenant le relais de la Colombie (présidente en juin) et précédant le Danemark (en août), selon l’ordre alphabétique anglais. La RDC, la Colombie et le Danemark siègent tous au Conseil de Sécurité, les deux premiers étant des membres non permanents élus pour la période 2026-2027.

Depuis le début de l’année 2026, les emblèmes nationaux de cinq nouveaux membres non permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, dont le mandat s’étend sur 2026 et 2027, sont hissés au siège de l’ONU à New York. Ces nations sont Bahreïn, la Colombie, la République Démocratique du Congo, la Lettonie et le Libéria. Une cérémonie protocolaire, tenue le 2 janvier 2026, a officialisé leur prise de fonction pour une durée de deux ans au sein de cet organisme crucial, responsable des décisions concernant les missions de maintien de la paix, les régimes de sanctions et l’orientation stratégique face aux crises internationales.