En République gabonaise, la législation est claire : l’instruction est obligatoire pour tous les enfants âgés de 6 à 16 ans. Portée par la loi n° 21/2011 relative à l’orientation générale de l’éducation, cette mesure vise à garantir un accès à l’apprentissage à chaque jeune résidant dans le pays, qu’il soit gabonais ou étranger.
Une mission conjointe, associant les équipes du ministère de la Justice, des forces de sécurité et des Affaires sociales, s’est déployée au cœur des zones commerciales et des marchés de Libreville. Cette initiative d’envergure nationale marque une volonté ferme de traquer les infractions et de restituer aux enfants leur droit fondamental à l’éducation.
Une criminalité déguisée en nécessité économique
Pour Gladys Victoire Maganga, directrice des Affaires sociales et de la protection de la jeunesse, la situation exige une fermeté absolue. Elle rappelle avec insistance que l’exploitation des mineurs n’est en aucun cas une fatalité économique, mais bel et bien un crime prévu et puni par la loi.
Les témoignages recueillis auprès des jeunes mettent en lumière la complexité de leur situation. Certains expliquent travailler de manière informelle pour aider leurs parents à subvenir aux besoins du foyer ou pour financer l’achat de leurs propres fournitures scolaires.
Vers le démantèlement des réseaux de traite
Cette offensive des autorités ne se limitera pas à des contrôles sporadiques. Déployée à l’échelle du territoire national, cette opération a pour ambition de dresser une cartographie précise des réseaux et des mécanismes d’exploitation.
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