Un financement majeur de la Banque mondiale pour transformer la santé au Burkina Faso
La capitale américaine Washington a été le théâtre d’une annonce décisive pour le système de santé burkinabè. La Banque mondiale a en effet validé un soutien financier colossal de 142 millions d’euros, soit l’équivalent de 150 millions de dollars, issus de l’Association internationale de développement (IDA). Cette enveloppe s’accompagne d’un don supplémentaire de 17 millions de dollars du Mécanisme de financement mondial (GFF), tous deux destinés à financer le Projet de renforcement de la performance et de la résilience du système de santé (PRPRSS).
Des priorités claires : santé des populations vulnérables et accès aux soins
Ce projet ambitieux cible en priorité les adolescents, les femmes et les enfants de moins de cinq ans, des groupes particulièrement exposés aux risques sanitaires. Parmi ses objectifs principaux figurent l’amélioration de la surveillance des maladies, l’optimisation de l’utilisation des services de santé et de nutrition, ainsi que l’extension de ces services à l’ensemble du territoire. Une attention particulière sera portée aux personnes déplacées internes et aux communautés isolées, souvent privées d’un accès adéquat aux soins.
Un partenariat stratégique pour renforcer les infrastructures sanitaires
Ce financement s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des capacités du Burkina Faso. Il complète notamment le Projet de protection du capital humain, d’un montant de 100,4 millions de dollars, qui vise à améliorer la fourniture des services sociaux essentiels. Hamoud Abdel Wedoud Kamil, représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, souligne l’importance de cette initiative : « Le développement humain constitue la pierre angulaire de l’inclusion sociale et reste une priorité absolue pour la Banque mondiale. Ce projet soutient les efforts du gouvernement pour renforcer la résilience et relever les défis actuels du secteur de la santé. »
Ce projet s’aligne sur la stratégie régionale de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Son but ? Consolider le contrat social en renforçant les institutions chargées de la prestation des services sociaux de base. Une approche qui vise à garantir une meilleure équité dans l’accès aux soins pour tous les citoyens.
Un impact concret sur la résilience sanitaire et l’équité
Selon Luc Laviolette, chef du Secrétariat du GFF, « L’accès des femmes, des adolescents et des enfants aux soins de santé représente l’un des investissements les plus rentables pour les gouvernements. Il permet de placer les pays sur la voie du développement et de la prospérité. Le GFF est fier d’accompagner le Burkina Faso dans la construction d’un système de santé résilient et efficace, capable de toucher les populations les plus vulnérables, y compris dans les zones les plus fragiles. »
Moussa Dieng, responsable du portefeuille santé à la Banque mondiale, ajoute : « Ce projet arrive à un moment crucial. Il renforcera les capacités du pays à anticiper et répondre aux urgences sanitaires, tout en améliorant la qualité et l’accessibilité des services de santé et de nutrition. Il s’agit également d’un appui précieux pour poursuivre les réformes engagées par le Ministère de la Santé, avec pour objectif final une meilleure gouvernance, une équité renforcée et un financement durable du secteur. »
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