félix tshisekedi se rendra en ituri pour affronter l’épidémie d’ebola
Le président congolais Félix Tshisekedi a confirmé une visite prochaine dans la province de l’Ituri, épicentre de la 17e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Déclarée le 15 mai dernier, cette crise sanitaire s’aggrave avec plus de 1 000 cas confirmés et 267 décès enregistrés à ce jour. Les acteurs humanitaires craignent une sous-évaluation du bilan réel.

La RDC affronte sa 17e épidémie d’Ebola, avec l’Ituri, province du nord-est ravagée par les conflits armés, comme foyer principal. Parmi les pays les plus pauvres au monde, la RDC déplore un bilan lourd : 1 048 cas et 267 décès, soit un taux de létalité de 25,5%. Le virus circule désormais dans trois provinces de l’est du pays, tandis que deux décès supplémentaires ont été recensés en Ouganda, pays voisin.
Un engagement présidentiel fort
« Je me rendrai prochainement dans l’Ituri pour évaluer sur place la situation et coordonner la réponse. Mon engagement est absolu face à cette crise », a déclaré Félix Tshisekedi lors d’une rencontre officielle avec son homologue burundais Évariste Ndayishimiye à Kinshasa. Aucune date précise n’a encore été dévoilée.
Un virus sans vaccin efficace
Le virus responsable de cette épidémie est le variant Bundibugyo, pour lequel aucun vaccin n’existe aujourd’hui. Les traitements disponibles ne ciblent que le variant Zaïre, à l’origine des épidémies les plus meurtrières des 50 dernières années en Afrique, ayant causé plus de 15 000 morts.
Des moyens sanitaires insuffisants
Sur le terrain, la réponse sanitaire se heurte à des défis majeurs. L’isolement des malades et le traçage des cas contacts, piliers de la lutte contre Ebola, tardent à être pleinement opérationnels. Bien que les efforts s’intensifient, de nombreux centres de santé manquent cruellement de matériel essentiel : équipements de protection, chlore, et autres fournitures vitales, un mois après le début officiel de l’épidémie. Les centres de traitement, installés avec l’appui de l’OMS et d’ONG locales, affichent déjà un taux d’occupation dépassant 80%, selon les autorités sanitaires.
Les capacités de dépistage se sont améliorées, mais les bilans officiels restent sujets à caution. Les organisations internationales et les ONG présentes sur le terrain estiment que la situation est sous-estimée. Pour elles, le pic épidémique n’a pas encore été atteint, et la crise pourrait s’étendre sur six mois à un an. La transmission du virus s’opère par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées.
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