L’ex-première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, fait l’objet d’une enquête approfondie à Genève concernant des soupçons de blanchiment d’argent. Des millions de francs, issus de potentiels détournements de fonds publics, auraient été transférés dans une institution bancaire de la ville suisse.
La justice helvétique a ouvert cette procédure dès 2023, s’intéressant de près aux mouvements financiers de l’épouse de l’ancien président gabonais, Ali Bongo. Le Ministère public de Genève confirme l’existence d’une investigation active pour blanchiment de capitaux.
Dans le cadre de cette affaire, les autorités suisses avaient sollicité une entraide judiciaire auprès du Gabon. Bien que Libreville n’ait pas donné suite à cette demande initiale, l’État gabonais a choisi de se constituer partie plaignante devant les tribunaux genevois. Cette démarche, contestée par Sylvia Bongo, a finalement été confirmée fin mai par la Chambre pénale de recours de Genève, validant ainsi le droit du Gabon à prendre part à la procédure.
Cette nouvelle enquête en Suisse s’ajoute à une condamnation déjà prononcée au Gabon contre Sylvia Bongo. Elle a été jugée par contumace à 20 ans de prison pour détournement de fonds, une décision qui éclaire le contexte de l’affaire genevoise.
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