Deuxième sacre du psg en ligue des champions : Paris en liesse malgré les tensions

Deuxième sacre du PSG en Ligue des champions : Paris en liesse malgré les tensions

Entre explosions de joie et interpellations, la capitale a vibré samedi soir après la victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal en finale de Ligue des champions (1-1, 4-3 tab).

Les rues de Paris ont résonné des chants scandés par des milliers de supporters : « Sa-fo-nov, Sa-fo-nov, Sa-fo-nov ». Dès le premier tir au but réussi par Gonçalo Ramos, les fumigènes ont commencé à envahir les Grands Boulevards, comme si l’issue du match était déjà scellée. Dans les bars bondés, seuls quelques spectateurs chanceux (souvent les plus grands) ont pu assister à la séance entière sur écran géant, les autres ne réagissant qu’aux bruits des tirs au but.

131 interpellations, un bilan bien moins lourd qu’en 2025

La foule, encore sous le choc de l’émotion, s’est dirigée vers les Champs-Élysées, où les accès étaient contrôlés par les forces de l’ordre. Malgré les fouilles systématiques, des feux d’artifice ont été lancés, et des groupes de supporters entonnaient les nouveaux hymnes populaires, comme « Après tant d’années » ou « Et Ousmane Ballon d’Or ». Chaque tentative de regroupement était rapidement interrompue par les charges des CRS, déclenchant des mouvements de foule et des projections de gaz lacrymogène.

Des feux d'artifice éclatent devant les CRS, samedi soir à Paris.
Des feux d’artifice éclatent devant les CRS, samedi soir à Paris.

Le jeu du chat et de la souris entre les fêtards et les forces de l’ordre s’est prolongé tard dans la nuit. À 23 heures, la préfecture de police de Paris dénombrait 131 interpellations et un policier blessé. Un bilan quatre fois moins lourd que celui de l’année précédente, après la victoire du PSG contre l’Inter Milan (559 interpellations). « Il y a moins de débordements qu’en 2025, c’est vrai. Mais l’évolution de la situation reste à observer », déclarait un CRS près de la rue du Colisée.

Une journée de football inoubliable pour la capitale

Dès le matin, l’effervescence était palpable. Des dizaines de milliers de supporters avaient envahi les rues surchauffées, où la température avait frôlé les 37 degrés. Les tuniques parisiennes étaient omniprésentes, et les discussions ne portaient que sur le match. Certains anciens, attablés à Ivry, commentaient avec ironie : « Je vais regarder le match chez moi, pas envie de finir en garde à vue pour un rien ! »

Les pétards et mortiers, encore en vente sur les réseaux sociaux avant le coup d’envoi, témoignaient d’une ambiance explosive. En fin de soirée, alors que des nuages de poudre lacrymogène flottaient encore, un vieil homme, les yeux irrités, glissait à son voisin : « Je suppose que c’est le PSG qui a gagné. » Sans équivoque.