Le Forum international du développement durable (FIDD) 2026 mettra l’accent sur les financements verts, les crédits carbone, l’innovation et les opportunités d’affaires. Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse tenue mardi 8 septembre 2026 à Cocody, animée par Tra Bi Michael, commissaire général du Forum.
Prévu les 13 et 14 octobre 2026 à la CGECI, au Plateau, le FIDD rassemblera plus de 3 000 participants, une vingtaine d’experts et des délégations de plusieurs pays autour du thème « Développement Durable, Innovation et Compétitivité : transformer les modèles économiques pour une croissance responsable ».
Cette rencontre vise à faire du développement durable un moteur de compétitivité et de création de valeur. Les organisateurs souhaitent notamment encourager la mobilisation de financements verts, l’accès aux fonds climatiques et l’essor du marché carbone, tout en facilitant les connexions entre investisseurs et acteurs économiques locaux.
Lors de la conférence de presse, Tra Bi Michael a dévoilé les grandes orientations du Forum, conçu comme une plateforme de dialogue et de mise en relation entre pouvoirs publics, entreprises, investisseurs, experts, organisations de la société civile et porteurs de projets.
Les discussions aborderont plusieurs secteurs porteurs, notamment l’économie verte et circulaire, la finance verte et la RSE, l’empreinte carbone et le marché carbone, le capital humain et les compétences vertes, l’innovation, la digitalisation et l’intelligence artificielle, ainsi que l’agrobusiness durable.
Le programme comprendra des panels, des ateliers, des masterclasses, des expositions, un challenge d’innovation, des rencontres B2B et un job dating destiné à rapprocher les jeunes talents des entreprises spécialisées dans la transition écologique.
L’objectif affiché est aussi de créer un environnement favorable aux affaires. Les rencontres B2B permettront aux entreprises et aux entrepreneurs innovants de dialoguer avec des investisseurs et d’explorer de nouvelles perspectives de financement et de partenariat.
Les intervenants ont également souligné la nécessité de faire évoluer les modèles économiques sans opposer développement et protection de l’environnement. Le Directeur de l’Économie verte et de la RSE du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a rappelé que l’enjeu n’est pas d’arrêter les activités économiques, mais de transformer leurs modes d’exercice.
La question de l’orpaillage illégal a notamment été abordée, avec des pertes économiques estimées à 46 milliards de FCFA par an, auxquelles s’ajoutent d’importantes conséquences environnementales et sociales.
La formation et l’emploi constituent également des priorités du Forum. Pour les organisateurs, la transition écologique offre un potentiel considérable de création de nouveaux métiers et d’opportunités pour la jeunesse africaine.
Avec des participants attendus notamment du Mali, de la Guinée, du Sénégal, du Burkina Faso, de la Mauritanie et de la Centrafrique, le FIDD 2026 ambitionne de renforcer les échanges régionaux autour des investissements et des modèles économiques durables.
En somme, les organisateurs entendent faire du développement durable un véritable levier de financement, d’innovation, de création d’emplois et de croissance pour les économies africaines.
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