Bénin : nouvelles usines sous le code des investissements pour booster l’économie

Quatre entreprises béninoises obtiennent des avantages fiscaux pour leurs projets industriels

Le gouvernement béninois a récemment validé l’intégration de quatre nouvelles structures industrielles au Code des investissements, marquant une étape clé vers l’industrialisation du pays. Ces décisions, prises lors d’un conseil des ministres présidé par le président Patrice Talon, visent à dynamiser des secteurs stratégiques comme l’eau, la chimie, l’agro-industrie et les matériaux de construction.

Ces mesures d’accompagnement, incluant des exonérations fiscales, des facilités douanières et des simplifications administratives, ont pour objectif principal d’attirer des investissements privés tout en stimulant l’emploi local. Une stratégie ambitieuse qui s’inscrit dans la volonté de faire du Bénin un pôle industriel régional compétitif.

Une implantation ciblée pour une croissance équilibrée

Chaque projet s’inscrit dans une démarche de développement territorial et de spécialisation sectorielle, avec des choix de localisation soigneusement étudiés :

  • EAU TECHNOLOGIE ENVIRONNEMENT SA : implantée à Gakpé (zone industrielle dédiée), cette société se consacrera à la production d’eau minérale pour répondre à la demande croissante des consommateurs béninois. Le régime des investissements spécifiques lui offre un cadre fiscal avantageux.
  • SOCIÉTÉ BÉNINO-TUNISIENNE DE COMMERCE SARL : cette entreprise installera une usine de fabrication de peinture à Sèmè-Podji, un carrefour commercial stratégique. Bénéficiant du régime A, elle contribuera à réduire la dépendance aux importations dans le secteur du bâtiment.
  • BNS AGRI INDUSTRIE SARL : basée à Azonsa, cette firme transformera le soja local en huile et tourteaux, renforçant ainsi la chaîne de valeur de l’agro-industrie béninoise. Le régime B lui permet de s’implanter durablement dans le paysage agricole.
  • LIBS BENIN SARL : implantée à Allada, cette société combinera la production d’eau minérale et de bière en canettes, deux segments porteurs sur le marché national. Son installation sous le régime B s’ajoute aux efforts de diversification économique.

Un levier pour l’emploi et la souveraineté économique

Au-delà des retombées financières, ces projets sont surtout salués pour leur impact social. Ils devraient générer des milliers d’emplois directs et indirects, offrant des opportunités à la jeunesse béninoise dans des secteurs variés.

Pour les autorités, ces investissements symbolisent une transition vers une économie productive. L’objectif ? Réduire la dépendance aux importations en misant sur des produits « Made in Benin » de qualité, tout en renforçant l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers.

Une politique industrielle qui pourrait bien redessiner l’avenir économique du Bénin dans les années à venir.