En marge de la conférence de presse de la coalition Diomaye Président, le ministre Abdourahmane Diouf a vivement réagi au débat en cours sur la révision de la Constitution. Il a réaffirmé que personne ne parviendra à déstabiliser le Sénégal tant que Bassirou Diomaye Faye demeurera à la tête de l’État. Dès 2024, selon lui, le chef de l’exécutif avait déjà fourni des assurances sur la sauvegarde de la stabilité institutionnelle et de la paix sociale.
Le membre du gouvernement est aussi revenu sur le processus électoral de 2024. Il a soutenu qu’à l’époque, Ousmane Sonko était partisan d’un report du scrutin présidentiel, avant de se ranger derrière la candidature de Bassirou Diomaye Faye pendant la campagne. Pour Abdourahmane Diouf, le président de l’Assemblée nationale s’écarte aujourd’hui de cette approche, allant jusqu’à accuser le chef de l’État de « trahison » et à faire preuve de « manipulation politique » dans le cadre des réformes institutionnelles en discussion.
Le ministre a par ailleurs observé que les anciens présidents, bien que disposant également de majorités parlementaires, n’avaient jamais usé de cette position pour modifier la Constitution comme cela est proposé actuellement. À son avis, si de telles modifications avaient été opérées par le passé, les acteurs politiques d’aujourd’hui ne pourraient pas défendre les réformes qu’ils avancent à présent.
Abdourahmane Diouf s’est montré particulièrement incisif envers Ousmane Sonko, lui rappelant qu’il s’était autrefois présenté comme le « gardien de la révolution », une posture qu’il juge incompatible avec ses fonctions actuelles de président de l’Assemblée nationale. « Nous n’avons rien à faire d’un guide de perlimpinpin… », a-t-il lancé.
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